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Le blog de Jacques de Cauna Chaire d'Haïti à Bordeaux

"Pour que le monde ait la vie" : Quelques bonnes raisons de venir à Monein

27 Juillet 2026, 17:14pm

Publié par jdecauna

Château de Cuqueron à Monein

Château de Cuqueron à Monein

Quelques bonnes raisons pour que le Pape Léon vienne à Monein  (moins d'une heure en voiture depuis Lourdes) :

- Pour y être reçu au château de Cuqueron, dernière demeure des Bacquié, ses ancêtres maternels, et retrouver leurs traces, mœurs et patrimoine, et leurs proches descendants actuels. Le château est lié à la légende d’Henri IV, le roi pacificateur. Les généalogistes (dont Généalogie et Histoire de la Caraïbe, B. Rossignol) ont retracé l’extraordinaire histoire de la saga familiale du Pape « Léon XIV », des émigrants dont les racines maternelles nobles se trouvent en Béarn, à Monein où certains de ses ancêtres ont été inhumés au sein de l’église selon la coutume

- Découvrir Monein qui a conservé son ambiance authentique, où les traditions locales et la vie rurale se mêlent aux activités viticoles. Explorer le village, c’est plonger dans l’histoire navarraise du Béarn, de ses habitants et de ses paysages façonnés par des siècles de culture et de savoir-faire.

- Le centre historique, avec ses rues, ses halles et ses maisons anciennes, ses nobles et notables, raconte l’histoire vivante d’un village prospère, tourné vers l’agriculture, le commerce et le vin.

- Le vin de Jurançon de renommée universelle, chanté par Baudelaire, pourrait avoir ses cuvées papales dans les châteaux, clos et domaines de Monein rendant ainsi hommage, après Henri IV, aux racines béarnaises du pape avec des « Cuvée Léon XIV », vin de Jurançon sec.

- Découvrir l’église paroissiale St-Girons, la plus grande du Béarn, joyau du village, construite entre 1464 et 1530, qui illustre parfaitement l’art gothique béarnais. En face se tenait l’ancienne abbaye laïque d’Arnaud de Lescun puis de Jean de Cuqueron, seigneur de Balensun et de l’abbaye de Maslacq, expression locale traditionnelle du pouvoir religieux catholique avec la domenjadure (voir le recensement de Gaston Febus en 1385) dont le dernier seigneur fut Tristan de Monein.

- Sa charpente unique en forme de double carène de navire renversée asymétrique, réalisée sans clous mais uniquement par chevillage, est un exemple remarquable du savoir-faire local. Quelle fut l’intervention du maître charpentier de marine Baquié, le rôle des cagots ?

- C’est d’ailleurs dans le choeur de l’église qu’ont été inhumés les ancêtres du Pape, le sieur Pierre de Bacquié et son fils Jean-Baptiste Baquié, 1er échevin, père de Jean-Pierre Baquié, né en 1752 de la demoiselle de Ganosse, fille du seigneur d’Artix, qui choisit le départ vers les Amériques en quittant le Béarn avant la Révolution pour s’établir négociant en Guadeloupe, île de Marie-Galante.

- De la Nouvelle-Orléans à Rome : La famille s’installe ensuite en Louisiane, où naîtra en 1868 Louise Baquié. Cette dernière, grand-mère maternelle du pape Léon XIV, est le fil invisible qui relie l’histoire de la petite ville béarnaise au sommet de l’Église catholique par la grande métropole créole d’Amérique.

- Notre Saint-Père le Pape Léon XIV pourra enfin recevoir les écrits locaux, tels le « Recueil des données sur les origines béarnaises » et susciter par sa venue des publications scientifiques : Académie de Béarn, Société des Sciences, Lettres et Arts de Pau, Fédération des Académies de Gascogne

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19 Juin 2026, 09:44am

Publié par jdecauna

En hommage à la commémoration de l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.
En hommage à la commémoration de l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.

En hommage à la commémoration de l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.

La Rochelle n'oublie pas !

Le temps passant, les maires changent... mais le souffle de l'esprit demeure. Après Maxime Bono et Jean-François Fountaine, Olivier Falorni n'oublie pas les fondateurs du Musée du Nouveau-Monde qui entouraient Michel Crépeau il y a 44 ans à l'ouverture du pilier de la mémoire rochelaise où Toussaint Louverture a rejoint il y a peu Aimé-Benjamin Fleuriau.

Références bibliographiques :

- Jacques de Cauna, Au temps des Isles à sucre, Histoire d’une plantation de Saint-Domingue au xviiie siècle, Paris, Éd. Karthala, 2003, 288 p., réédition de 1987, condensé de la thèse de doctorat de 3e cycle, soutenue à l’Université de Poitiers, Hôtel Fumée, le 3 janvier 1983, dir. Pr.. Jean Tarrade, Une habitation de Saint-Domingue à la fin du XVIIIe siècle. La sucrerie Fleuriau de Bellevue], prix de l'Académie des Sciences d’Outre-Mer.

- Jacques de Cauna, Fleuriau, La Rochelle et l'esclavage. Trente-cinq ans de mémoire et d'histoire, Paris, Les Indes Savantes, mars 2017, 243 p., ill.

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Mourir à 33 ans à la Martinique pour l’indépendance des Etats-Unis

13 Mai 2026, 16:43pm

Publié par jdecauna

Le Fort Royal de la Martinique  : Guillaume Le Duic de Locmiquelic, d’une ancienne famille de marins bretons royalistes (Sons of American Revolution)

Le Fort Royal de la Martinique : Guillaume Le Duic de Locmiquelic, d’une ancienne famille de marins bretons royalistes (Sons of American Revolution)

 

A l’approche de la journée de commémoration des 250 ans de l’indépendance américaine, il importe de rendre un hommage familial public à ceux de nos proches qui ont participé à cet événement majeur de l’histoire mondiale et sont à l’origine de la création des sociétés françaises des Cincinnati et des Sons of American Revolution regroupant leurs descendants.

Né à Locmiquelic le 19 janvier 1747, Guillaume Le Duic est le fils posthume d’Honorable homme Julien Le Duic de Locmiquelic, capitaine, maître de chaloupe, refondateur de la branche aînée actuelle des Le Duic de Locmiquelic, la première, représentée par son grand oncle François vers 1697, s’étant éteinte à la 3e génération des ancêtres connus.

Cette très ancienne famille du Morbihan dont le patronyme originel breton pourrait être étymologiquement Ar ou An-du-ik signifiant en français « Le Petit noir ou Le Noirâtre », est réputée d’origine inconnue, faute de documents d’archives antérieurs au XVIe siècle. Mais selon son descendant Christian Duic, notre cousin du côté maternel, généalogiste de la famille et auteur d’un ouvrage primé1, son nom paraît surtout provenir d’un toponyme bien identifié qui est celui de l’ancien fief des sieurs de Boduic, « seigneurs ou chevaliers qui auraient pu combattre glorieusement », relevant de la châtellenie de Pontivy dans le duché de Rohan et signifiant « la résidence des Duic ». Dans ces lieux vallonnés, devait exister autrefois au sommet une maison forte taillée dans la fameuse pierre bleue de Cléguerec que l’on trouve toujours dans la chapelle et la fontaine antérieures au XVe siècle et dans la plupart des maisons et dépendances des landes voisines et hameaux de Kerenduic et Kerduic aux alentours, où sur la hauteur du rocher de Roduic.

Une branche de la famille installée à Landaul, indéfectiblement royaliste et très proche et alliée de la famille du grand général chouan Georges Cadoudal, transforma son nom en Le Duc en faisant disparaître le « i ». L’un d’eux, Michel Le Duc, fut gravement blessé lors du débarquement des émigrés royalistes à Quiberon, un autre, Ambroise, également chouan, du village voisin de Brech maria son fils Mathieu en 1788 à Perrine Cadoudal, née à la ferme de Kerleano, et mourut en 1795 à l’hôpital militaire d’Auray où il avait été placé après sa capture et ses blessures à Quiberon. Son fils aîné, Yves, déclara plus tard le décès de Julien Cadoudal, frère de Georges, assassiné en 1801. Plusieurs membres de cette branche devenue Le Duc s’expatrièrent dans l’émigration royaliste vers divers pays protestants notamment.

Quant au nom de terre de Locmiquelic, il vient indubitablement de l’île Saint-Michel et du prieuré à son nom faisant face au Port-Louis sur l’estuaire du Blavet. Un fait remarquablement symbolique est qu’entre le port et l’île repose depuis 1944 l’épave de l’Isère, ce navire à vapeur qui avait transporté la statue de la liberté à New-York en 1884.

Mort pour l’indépendance américaine des treize colonies anglaises à l’hôpital du Fort-Royal de la Martinique (aujourd’hui Fort-de-France) le 10 avril 1780 à l’âge symbolique de 33 ans, Guillaume Le Duic de Locmiquelic, maître de barque, s’engage à 30 ans, de janvier à novembre 1777, avec deux autres Le Duic, Jean-Thomas et Jean-Baptiste, à bord du Bien-Aimé, vaisseau de 74 canons commandé par le célèbre explorateur Louis-Antoine de Bougainville, faisant partie de l’escadre de 6 vaisseaux et 4 frégates armée à Brest sous les ordres du comte Du Chaffault pour aller défendre les colonies antillaises et les insurgents contre les Anglais mais dont le départ fut retardé au point qu’elle ne quitta pas la défense des côtes françaises.

Resté à disposition de la Marine, Guillaume naviguait depuis le mois de juillet 1779 sur la chaloupe canonnière le Vautour lorsqu’il embarqua comme matelot à Lorient le 1er janvier 1780 sur l’Intrépide, vaisseau amiral de 74 canons de la flotte commandée par M. Duplessis-Pascau en partance pour l’Amérique, qui avait déjà embarqué un Le Duic vingt-sept ans plus tôt en 1757 sous le commandement de Kersaint. Il gagne Brest où se forme l’escadre de Guichen composée de 16 vaisseaux, 4 frégates et 80 petits bâtiments qui quittent la France le 3 février pour assurer la protection du commerce des colonies antillaises et des navires américains leurs partenaires, mettre Saint-Domingue en état de défense et parer à une éventuelle attaque des Anglais. Cette escadre fusionne en pleine mer avec la division navale du comte de Grasse, puis arrive sans problème le lendemain 23 mars au Fort-Royal où elle débarque ses malades. Devenue forte de 22 vaisseaux, elle s’empresse de mettre le cap sur l’île voisine de Sainte-Lucie qui est occupée par les Anglais depuis novembre 1778 et que d’Estaing n’avait pas réussi à reprendre. Mais le lendemain 24 mars, jugeant l’île trop bien gardée par les 16 vaisseaux britanniques stationnés dans la baie de Castries, Duplessis-Pascau abandonne le projet et rentre au Fort-Royal trois jours plus tard le 27. Le 10 avril 1780, Guillaume Le Duic est envoyé à l’hôpital alors que Guichen repart le 13 et combat l’amiral Rodney quatre jours plus tard. On ne sait si Guillaume est du voyage ou déjà décédé à l'hôpital, aucun document ne l'indiquant précisément.

Le décès de Guillaume Le Duic  en 1780 est en effet indiqué sans autres précisions que l'Amérique pour le lieu sur l’acte de mariage avec Marie Le Frapper le 23 ventôse an X (14 février 1802) de son fils Paul qui est dit alors « fils majeur et légitime de feu Guillaume Le Duic, décédé à l’Amérique en mil sept cent quatre vingt suivant extrait du Bureau des Classes & armements de la marine à Lorient en datte du onze février mil sept cent quatre vingt douze ».

On retrouve à peu de choses près la même formulation imprécise lors du mariage avec Hélène Thomé, le 26 janvier 1806, de son autre fils, Jean-Pierre Le Duic, l'acte précisant « marin, fils majeur et légitime de feu Guillaume Le Duic, décédé étant embarqué sur le vaisseau l’Intrépide suivant l’extrait mortuaire délivré au bureau de la Marine à Lorient ».

Pour finir, l’acte de mariage antérieur du 1er Pluviose an X (1er Janvier 1802) à Riantec de sa fille Geneviève Le Duic avec Alexis Pedro la donne bien comme « fille majeure et légitime de feu Guillaume Le Duic, marin décédé sur le vaisseau de l’Etat l’Intrépide en mil sept cent quatre vingt (v.s.) [vieux style] ». Ce qui le donnerait donc comme mort en mer avant l'explosion accidentelle de L’Intrépide qui brûlera dans la rade du Cap-Français en avril 1781.

De nombreux autres membres de la famille Le Duic ont été mobilisés dans la Marine Royale au fil des guerres royales comme celle de Sept Ans (1756-1763) pour laquelle s’embarque François, mort aux Indes en 1761 à 24 ans. Ils participent aux opérations et combats qui ont lieu sur les côtes françaises, dans l’Atlantique mais aussi dans l’Océan indien : Dominique, né en 1748, est débarqué malade de la Consolante à l’hôpital de l’Île de France (aujourd’hui Maurice), à Port-Louis, en mars 1779, et Jean-Baptiste, embarqué sur l’Hannibal de 50 canons devient second maître et participe aux actions du bailli de Suffren de Saint-Tropez autour de Pondichery avant de décéder, malade, à Trinquemalé en 1783 âgé de 31 ans.

Plus particulièrement, pour la Guerre d’Indépendance américaine, entre 1778-1783, on décompte six Le Duic embarqués dont quatre meurent, Guillaume compris, les trois autres étant : Charles, né en 1753, mort aux Antilles à 26 ans en 1779, Dominique, né en 1748, mort vers le Cap de Bonne Espérance à 30 ans en 1778 et Jean-Baptiste, né en 1752 et mort à Trinquemalé, à Ceylan, à 29 ans en 1783. Le 18 mai 1775, François Le Duic, né en 1744, embarque à Lorient comme quartier-maître sur le Comte de Menou, corvette de 10 canons montée par 124 hommes qui rejoint l’escadre de Brest et descend jusqu’à la Corogne en protection des côtes françaises et espagnoles voisines. Le 1er janvier 1781, il est recruté à Brest comme l’un des treize contre-maîtres du Saint-Esprit, vaisseau de 80 canons commandé par le marquis de Chabert qui va participer en 1781 derrière le Ville de Paris de l’amiral de Grasse à l’une des plus brillantes campagnes de l’histoire maritime française, du Fort Royal de la Martinique à Tobago, en passant par la Grenade, puis au Cap-Français où se fait le 26 juillet la grande réunion générale pour l’intervention décisive dans la baie de Chesapeake à l’origine de la victoire de Yorktown.

1Christian Duic, La famille Le Duic. Trois siècles d’aventures maritimes et de pêches en Bretagne Sud, Champcueil, auto-édition, 2002

 

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Suzanne Louverture par Gabriel Osson

6 Mai 2026, 13:14pm

Publié par jdecauna

Vient de paraître au Editions du CIDIHCA, Montréal (Québec, Canada), 2025

Vient de paraître au Editions du CIDIHCA, Montréal (Québec, Canada), 2025

Suzanne Louverture par Gabriel Osson

La francophonie haïtiano-canadienne en marche

En offrant au public ce beau roman historique, notre ami et partenaire mémoriel, l’écrivain torontois Gabriel Osson, figure de proue de la francophonie haïtiano-québécoise, vient boucher une lacune historiographique de plus de deux siècles en redonnant vie à cette grande oubliée de l’histoire qu’est l’épouse de Toussaint Louverture dont on ne connaît aucun portrait authentifié, comme ce fut le cas récemment pour celui d’Isaac Louverture retrouvé par nos soins à Bordeaux (pour ce point, voir sur ce blog).

Distingué par de nombreux prix littéraires et soutenu de longue date et tout récemment encore dans son projet par la commission nationale française pour l’Unesco, la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, et jusqu’à la Direction des affaires culturelles de l’île de Le Réunion, il s’appuie également sur l’implication participative de diverses instances locales, régionales, départementales et municipales, de la Nouvelle-Aquitaine, dont la Chaire d’Haïti à Bordeaux qui a oeuvré à ses côtés dernièrement pour organiser les retrouvailles des descendants français de la famille Louverture à Astaffort où des plaques biographiques illustrées ont été apposées en grande cérémonie sur les maisons de Suzanne, Placide et Rose Louverture.

La prochaine étape sera l’installation d’un buste à Agen avec la participation de la Mairie et de la Société Académique d’Agen, du Théâtre au Bout des Doigts animé par Sylvie Laurent-Pourcel, et de la Chaire d’Haïti à Bordeaux.  Et, au Canada, le soutien financier de Dave Champagne.

 

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Quand Ousmane Sow dévoilait la statue de Toussaint Louverture à La Rochelle

18 Avril 2026, 09:13am

Publié par jdecauna

Musée du Nouveau-Monde, cour de l'hôtel Fleuriau, La Rochelle, Journée de la mémoire de l'esclavage mai 2015.

Musée du Nouveau-Monde, cour de l'hôtel Fleuriau, La Rochelle, Journée de la mémoire de l'esclavage mai 2015.

L'artiste sénégalais Ousmane Sow, récemment disparu, dévoilant la statue de Toussaint Louverture il y a onze ans :  « Surtout, Toussaint Louverture est ici à sa place. La Rochelle a le courage d’affronter son passé. En tant que Noir, je suis fier de l’histoire de Toussaint Louverture. Je ne crois pas aux repentances, mais il faut qu’on sache… Il faut avoir l’honnêteté de dire que s’il y a eu esclavage, c’est qu’il y a eu des gens qui ont vendu des esclaves. Et ceux qui les vendaient, c’était des      gens de leur couleur, de leur village... »

Il faut saluer l’heureuse initiative de la nouvelle municipalité de La Rochelle dont la Direction des affaires culturelles vient de me contacter à nouveau pour une révision globale aux fins de mise à jour de la plaquette informative en couleurs qu’elle avait éditée en 2012 sous le titre Mémoires rochelaises croisées du commerce triangulaire et qui était destinée à présenter un parcours dans la ville permettant de découvrir les traces laissées par la traite des Noirs dans le patrimoine urbain actuel.

Une quinzaine d’années après ce premier pas, il est intéressant de noter une évolution légitime vers une vision élargie – moins focalisée sur la repentance et plus complète sur l’ensemble du contexte comme en témoigne Ousmane Sow – pour laquelle il me paraît beaucoup plus juste de proposer le titre Mémoire rochelaise américaine du commerce transatlantique porteur d’une image proche de celui que nous avions retenu à Bordeaux pour la publication en 2010 du catalogue bilingue français-anglais de l’exposition permanente du Musée d’Aquitaine appelée à un grand succès1. Le Musée d’Aquitaine avait été en effet en 2009, pour l’inauguration de cette exposition, le premier et seul lieu provincial de délocalisation de la cérémonie officielle de la journée nationale pour la mémoire de l’esclavage, avec la présence de trois ministres.

Ce qui constituait en fin de compte un retournement de situation notable dans ce qu’on pourrait qualifier de course à la mémoire de l’esclavage entre les deux grands ports de la Nouvelle-Aquitaine. Car il ne faut pas oublier sur ce point que c’est à La Rochelle que doit revenir la primeur comme l’avait bien compris le député-maire et ami de longue date Maxime Bono lorsqu’il reprenait à son compte dans la préface de la plaquette, pour le renom de la ville mais avec toutefois la prudence toute politique d’un « peut-être », le rappel de la primauté de l’exposition Les Fleuriau et Saint-Domingue dans le travail de mémoire mis en route dans les ports français sur l’esclavage, la traite et leurs abolitions avant même le grand Colloque international sur la traite des Noirs qui s’était tenu à Nantes, grande première en France, en 1985. Cette constatation factuelle avait fait son chemin depuis que je l’avais rappelée publiquement en 2007 à l’occasion du 25e anniversaire du Musée du Nouveau-Monde. C’est alors que le Maire pouvait affirmer à juste titre en préface que :

« La Rochelle a peut-être été la première ville à s'interroger sur son passé négrier, puisque dès 1982 le Musée du Nouveau Monde ouvrait ses portes. C'était la première fois, dans une ville ayant un tel passé esclavagiste, qu'un lieu était spécialement dédié à ce sujet. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, La Rochelle figurait en effet parmi les ports négriers français. »

Je tiens à souligner ici à quel point j’ai toujours eu la meilleure écoute de la part de Maxime Bono depuis notre première rencontre sous l’égide de Michel Crépeau en 1980, ce qui est tout à son honneur compte tenu des pressions auxquelles étaient déjà à l’époque sujets sur ces questions les hommes politiques et qui se traduisent encore de nos jours par l’inflation du couple victimisation - culpabilisation et des revendications de « réparations » financières.

            « De nombreux rochelais possédaient également des plantations outre-                    Atlantique, sur lesquelles ils faisaient travailler des esclaves. »

Le 10 mai, journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions », est devenu un moment fort dans la vie rochelaise, mais il nous fallait aussi lancer une réflexion sur la façon de faire vivre l'histoire de la traite. Il ne s'agit ni de cacher ni d'excuser le passé, mais d'avoir une réflexion scientifique et historique sur le sujet et de permettre à chacun d'y accéder.

Je souhaitais qu'un parcours soit aménagé dans la ville afin d'y retrouver les traces du commerce triangulaire. Même si elles sont peu nombreuses, vous comprendrez en découvrant cette plaquette que toute la ville a participé à cette économie florissante : les grandes familles rochelaises de l'époque l'ont pratiqué, à la fois négociants, armateurs, hommes de loi et même des personnes plus modestes tels boulangers ou cordeliers.

Comprendre le passé permet de s'interroger sur le présent : deux cent cinquante millions de personnes sont encore aujourd'hui victimes de travail forcé. L'exploitation humaine a simplement changé de nom et de visage. A la lumière de l'Histoire, soyons plus attentifs, ne laissons pas l'esclavage moderne entrer dans les mœurs ! »

Le Journal municipal ne manquait pas de confirmer à la suite dans ses pages cette reconnaissance officielle de l’antériorité mémorielle rochelaise du Musée :

« Avant Nantes et Bordeaux, La Rochelle a parlé la première de la traite négrière et a montré tous les aspects de l’exploration, de la découverte et de la colonisation. Cela parce que Michel Crépeau l’a voulu au point d’en faire un musée. C’était en 1982, rue Fleuriau. Ce musée du Nouveau Monde fête cette année son trentenaire bien porté. Ce que souhaitaient les élus d’alors et veulent encore ceux d’aujourd’hui, c’est aussi parler du rapport atlantique de la ville avec ces territoires nouveaux et d’une ville ouverte sur le monde […] Trente ans après, il n’en existe pas d’autres [musées du même type, souligné en titre…]. Une réussite qui se lit tout à la fois dans le message que véhicule le Musée, dans la qualité de ses collections et dans sa singularité en France ».

On ne pouvait mieux dire… et son successeur Jean-François Fountaine, grand sportif entreprenant, inoubliable médaillé olympique, prit tout naturellement le même chemin que suivra, n’en doutons point, avec l’appui et l’expérience des mêmes services municipaux bien informés depuis des années, le nouveau maire, notre collègue professeur et historien, Olivier Falorni.

           Pour en savoir davantage sur le sujet et La Rochelle, on pourra se référer à mon ouvrage consacré à la mémoire rochelaise sur le sujet, et notamment au chapitre consacré aux derniers avatars muséographiques :

- Fleuriau, La Rochelle et l'esclavage. Trente-cinq ans de mémoire et d'histoire, Paris, Les Indes Savantes, mars 2017, 243 p., ill.

            Sans oublier le grand classique originel, monographie pionnière en France d'une grande exploitation coloniale rochelaise dans la lignée des travaux de Gabriel Debien :

- Au temps des Isles à sucre, Histoire d’une plantation de Saint-Domingue au xviiie siècle, Paris, Éd. Karthala, 2003, 288 p., réédition de 1987, condensé de ma thèse de doctorat de 3e cycle, soutenue à l’Université de Poitiers, Hôtel Fumée, le 3 janvier 1983, dir. Pr.. Jean Tarrade, Une habitation de Saint-Domingue à la fin du XVIIIe siècle. La sucrerie Fleuriau de Bellevue, prix de l'Académie des Sciences d’Outre-Mer.

                 Et pour le personnage de Toussaint :

- Toussaint Louverture, Bordeaux et l’Aquitaine. Histoire, famille, mémoire, Artcompo, Liège (Belgique) et Les Anneaux de la Mémoire, Nantes (France), mai 2023, 78 p., 80 ill.

- Toussaint Louverture. Le Grand Précurseur, Bordeaux, Editions Sud-Ouest, 2012, 351 p., nombreuses illustrations.

- Mémoires du Général Toussaint Louverture, annotés par Saint-Rémy, réédition critique de l’ouvrage de 1853 avec préface, notes, portrait original et édition du manuscrit original, Guitalens-L’Albarède, Ed. La Girandole, 2009, 280 p.

- Toussaint Louverture et l'indépendance d'Haïti. Témoignages pour un bicentenaire, Paris, Ed. Karthala et Société Française d'Histoire d'Outre-Mer, 2004, 299 p, 78 ill., chronologie comparée [édition de textes et recherches personnelles].

1 François Hubert, Christian Block et Jacques de Cauna, Bordeaux au XVIIIe siècle, le commerce atlantique et l’esclavage, Bordeaux, Ed. Le Festin, 2010.

Quand Ousmane Sow dévoilait la statue de Toussaint Louverture à La Rochelle

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25 Mars 2026, 18:15pm

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Harrausta, un nom oublié à Biarritz - Conférence de Jacques de Cauna

10 Mars 2026, 18:28pm

Publié par jdecauna

Entre Biarritz et Bidart, Herausta © Julien Sacaze 1847

Entre Biarritz et Bidart, Herausta © Julien Sacaze 1847

Samedi 14 mars 2026 - 17h - Maison Basque de Bordeaux

Cette conférence propose de revenir sur l’histoire du quartier aujourd’hui connu sous le nom de « La Négresse ». L’historien Jacques de Cauna s’appuiera sur des sources historiques et toponymiques pour rappeler qu’un autre nom existait : Harrausta. À travers ce travail de mémoire, il invite à réfléchir sur les origines, les récits et les identités liés aux lieux que nous habitons.

Événement gratuit. 
Inscription obligatoire ici

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Des plaques de rues en hommage aux abolitionnistes bordelais

11 Février 2026, 15:11pm

Publié par jdecauna

L'une des plaques posées à Astaffort le 5 novembre 2022, portrait

L'une des plaques posées à Astaffort le 5 novembre 2022, portrait

A l'heure où se préparent de nouvelle élections municipales, il est grand temps aujourd'hui pour les candidats potentiels de songer sérieusement à œuvrer positivement à Bordeaux dans un domaine qui a jusqu'ici été abandonné avec une certaine légèreté par les autorités culturelles et sociales locales à l'expression de revendications militantes associatives qui seules ont été prises en considération malgré les multiples mises en garde émanant de quelques rares intervenants qualifiés sur ces questions patrimoniales, les historiens bordelais principalement.

Avant même que la question ne fasse la Une de l'actualité, deux d'entre eux seulement y avaient travaillé au sein du Centre d'Histoire des Espaces Atlantiques de l'Université de Bordeaux IV, fondé et dirigé par le regretté Paul Butel, auteur notamment de l'ouvrage Les Dynasties bordelaises de Colbert à Chaban, Paris, Perrin, 1991 et d'une Histoire des Antilles françaises, XVIIe-XIXe siècle, Perrin, 2002, ainsi que l'auteur de ces lignes, Jacques de Cauna, Au Temps des Isles à Sucre, Paris, Karthala, 1987, et L'Eldorado des Aquitains, Gascons, Basques et Béarnais aux Îles d'Amérique, XVIIe-XIXe siècle, Biarritz, Ed. Atlantica, 1998.

En 2005, au moment de former un Comité de réflexion sur la traite des noirs à Bordeaux "composé d'experts et de personnalités" sur une question soudainement devenue d'actualité nationale, quatre experts : un archiviste, un politologue - très rapidement démissionnaire, dès la première réunion - et deux historiens seulement - dont un seul spécialiste de l'esclavage, l'auteur de ces lignes, démissionnaire la veille de la remise du rapport - furent pris en compte pour représenter leur discipline et donner une apparence de caution scientifique à ce comité municipal aux côtés de dix "personnalités" issues de la société civile : religieuses, économiques, politiques et associatives... ces dernières focalisant rapidement le débat, comme c'était prévisible, sur l'exigence d'un "devoir de mémoire" alimenté par leurs revendications militantes face aux autorités pour aboutir à une satisfaction bien pensante aux dépens de la l'indispensable rigueur scientifique nécessaire au traitement serein de ce type de sujet sensible.

On se doute de l'orientation prise dès lors et de ses conséquences pendant les vingt années qui ont suivi la remise au Maire de la ville en Mai 2006, à l'époque M. Hugues Martin, du rapport du comité de réflexion mis en place un an plus tôt sous la présidence de M. Denis Tillinac et auquel Monsieur le Maire m'avait pressé instamment par appel téléphonique d'apporter ma participation rendue "obligatoire en tant qu'historien et bordelais de naissance..." (dixit ! comment résister à cela ?). Rapport dont, malheureusement, il ne me fut pas donné connaissance par ses rédacteurs avant sa remise, alors même que je l'avais abondamment alimenté non sans subir quelques pillages malvenus sous couvert d'échanges à sens unique..., ce qui provoqua ma démission le jour même (refusée par Monsieur le Maire) mais ne m'empêcha pas, malgré quelques tracasseries protocolaires, de participer au mieux dans les meilleures conditions à la mise en place de la grande exposition permanente réalisée aux cotés du dynamique et attentif directeur du Musée d'Aquitaine, M. François Hubert, inaugurée en présence de quatre ministre par la délocalisation à Bordeaux le 10 mai 2009 pour la Journée nationale de la mémoire de l'esclavage, et présentée avec le succès qu'on connaît au public bordelais national et international (voir le catalogue bilingue Bordeaux au XVIIIe siècle, le commerce atlantique et l'esclavage, Bordeaux, Ed. Le Festin, 2010).

Il me revient aujourd'hui, vingt ans après, d'intervenir à nouveau publiquement après avoir publié pour mémoire la teneur complète de mon propre rapport sur la traite bordelaise et l'esclavage dans l'ouvrage Fleuriau, La Rochelle et l'esclavage Trente cinq ans de mémoire et d'histoire, Paris, Les Indes Savantes, 2017.

Les actions menées à Bordeaux et en Nouvelle Aquitaine, notamment les poses de plaques en ville, au 44 rue Fondaudège, et au Parc Toussaint Louverture (rive droite) ainsi qu'à La Rochelle, Buanes (Landes) et plus récemment à Astaffort et bientôt à Agen (à l'initiative de Gabriel Osson), ainsi qu'aux autres marques mémorielles (statues, bustes, identification de tableaux...) se poursuivront dans le bon sens contre vents et marées. On en a eu la claire démonstration à Astaffort comme le montrent les plaques imagées avec portraits sous copyright posées sur les maisons de Placide et Rose Louverture qui devraient servir de modèle à ce que l'on pourrait faire à Bordeaux si l'on veut bien en prendre la peine. Voir, pour en savoir plus, notre dernier ouvrage Toussaint Louverture, Bordeaux et l'Aquitaine. Histoire, famille, mémoire, Ed. Artcompo, Liège (Belgique), 2023).

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c'est dans ce cadre que la Chaire d'Haïti à Bordeaux lance, pour commencer, dans un esprit de reprise en main, l'appel suivant à une première réaction d'envergure dans le bon sens aux personnalités politiques concernées et au public en général.

Liste de première urgence des 12 plaques de rues à poser ou remanier à Bordeaux

(extraite de Jacques de Cauna, Liste des Bordelais(es) et Aquitains(es) qui ont aidé à l’abolition de l’esclavage et/ou l’émancipation des hommes de couleur… Et qui, à ce titre, mériteraient d’être honorés dans leur ville par un nom de rue ou de place présentant une plaque explicative, Blog de la Chaire d’Haïti à Bordeaux, 9 Février 2026).

Les noms suivants (rues ou places) sont proposés :

Rue Alexandre Sabès dit Pétion, président fondateur de la première république noire (Haïti), fils d'un Bordelais (portrait disponible © J de Cauna ).

Rue André-Daniel Laffon de Ladebat, précurseur et porte-drapeau de l’abolitionnisme (portrait disponible © Musée d'Aquitaine Bordeaux).

Rue de La Merci, couvent des Mercédaires, libérateurs des esclaves, Bordeaux (plaque explicative illustrée à réaliser sur les Barbaresques).

Rue Etienne de Polvérel, commissaire civil libérateur des esclaves d'Haïti, Bordeaux (id. portrait à rechercher ou illustration)

Rue Mallet Bon Blanc, libérateur des esclaves signataire de l’acte d’indépendance d’Haïti (id.)

Rue Michel Eyquem de Montaigne (plaque explicative illustrée à réaliser).

Rue Montesquieu, Charles-Louis de Secondat, baron de, Bordeaux, La Brède (id.).

Rue Martinez de Pasqually, Jacques de Livron de La Tour de Lacaze, Bordeaux (id.).

Rue Jérôme-Marie Champion de Cicé, archevêque de Bordeaux en 1789, abolitionnisteportrait disponible © J de Cauna)

Rue Vincent Ogé, leader des hommes de couleur d'Haïti élevé à Bordeaux, martyr de l'Egalité, portrait disponible © J de Cauna)

Rue Isaac Louverture, fils du général noir, Bordelais d’adoption (plaque déjà posée rue Fondaudège, à remanier, portrait disponible © J de Cauna, affichage souhaitable).

Rue Gragnon-Lacoste, avocat bordelais abolitionniste, exécuteur testamentaire d’Isaac Louverture, portrait disponible © J de Cauna 

Ainsi qu’une résolution rapide de la question ancienne récurrente relative à l’Impasse Toussaint Louverture (avec portrait du Grand Précurseur © J de Cauna 1989, disponible). Et d'autres listes de propositions de nominations de rues et plaques pédagogiques à venir).

(Commentaires et contacts-réponses disponibles sur ce blog ou à l'adresse jdecauna40@aol.com).

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Publication des actes du colloque de Tours Musique et société dans les Caraïbes

5 Janvier 2026, 17:45pm

Publié par jdecauna

Plan topographique de la ville du Port-au-Prince avec le théâtre, l'islet de l'Horloge et la moitié de la place Vallière, janv 1782 CAOM F3 296 E75 (c) Fonds Jacques de Cauna 1987

Plan topographique de la ville du Port-au-Prince avec le théâtre, l'islet de l'Horloge et la moitié de la place Vallière, janv 1782 CAOM F3 296 E75 (c) Fonds Jacques de Cauna 1987

Couverture des Editions Garnier et partie de la présentation des communications
Couverture des Editions Garnier et partie de la présentation des communications

Couverture des Editions Garnier et partie de la présentation des communications

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Publications scientifiques. Pour mieux comprendre l'actuelle situation en Haïti

22 Décembre 2025, 16:24pm

Publié par jdecauna

Publications scientifiques. Pour mieux comprendre l'actuelle situation en Haïti
Publications scientifiques. Pour mieux comprendre l'actuelle situation en Haïti

De la fin de l'occupation américaine à la chute de la dictature duvaliériste, un numéro double de 844 pages offrant 32 communications savantes par une pléïade pluridisciplinaire de spécialistes nationaux et internationaux couvrant l'essentiel des domaines de la connaissance pour présenter une vaste synthèse des crises de transition de l'histoire politique contemporaine d'Haïti. Une lecture dispensable pour qui voudra mieux comprendre l'actuelle situation du pays, rompre l'omerta universelle en cours et - il le faut - continuer à espérer...

Dont 85 pages de présentation du Fonds Haïtien Jacques de Cauna. Papiers de familles, archives, dons et acquisitions, contenant de nombreuses pièces historiques et patrimoniales inédites, une bibliothèque de travail entièrement dédiée de 4 000 volumes, des manuscrits, articles, tirés à part, ouvrages, notes, copies, objets et artefacts divers, tableaux, photos (env. 2 500, originaux numérisés des vestiges coloniaux aujourd'hui disparus), dons d'érudits (Gabriel Debien, Jean Fouchard, collègues divers...), de familles (fonds Acquart-Vignes, Armand Viré, Ralph Cataly, Frère Hélier/FIC...), d'anciennes colonies (Martinique, Guadeloupe, Antilles françaises), et autres pays d'accueil de la diaspora dans la Caraïbe : Cuba, Louisiane, Santo-Domingo, Jamaïque, de chroniqueurs, papiers publics, cartes et plans, affiches, gravures, lithographies, fac simile...

A lire absolument.

Hommage à Jean Fouchard, mai 1988, Institut Français d'Haïti : Laurore St-Just, Georges Corvington, Jacques de Cauna,  Alain Turnier, Leslie Manigat, Henri Deschamps, René Piquion © Jacques de Cauna, et réédition de ses oeuvres aux Editions Deschamps, Port-au-Prince © Jacques de Cauna
Hommage à Jean Fouchard, mai 1988, Institut Français d'Haïti : Laurore St-Just, Georges Corvington, Jacques de Cauna,  Alain Turnier, Leslie Manigat, Henri Deschamps, René Piquion © Jacques de Cauna, et réédition de ses oeuvres aux Editions Deschamps, Port-au-Prince © Jacques de Cauna

Hommage à Jean Fouchard, mai 1988, Institut Français d'Haïti : Laurore St-Just, Georges Corvington, Jacques de Cauna, Alain Turnier, Leslie Manigat, Henri Deschamps, René Piquion © Jacques de Cauna, et réédition de ses oeuvres aux Editions Deschamps, Port-au-Prince © Jacques de Cauna

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